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Bien que les psychanalystes se rétèrent souvent au concept de processus analytique, cette notion demeure insaisissable. En anglais, le mot «process» (qui correspond au mot français processus), comme le note Boesky (1990), est à la fois un verbe et un substantif. En tant que verbe - to process (qui signifie traiter, transformer, développer) - ce mot ne pose guère de difficulté.3 Mais en tant que substantif, le processus analytique, nous n'avons plus à faire à quelque chose qui est en train de se produire, mais à une chose que nous nous représentons et dont la représentation peut donner matière à discussion. Selon la définition du dictionnaire (Webster's, 1964, citée par Arlow & Brenner, 1990), ce mot recouvre deux notions: celle de développement et celle de méthode permettant d'aboutir à ce développement. Ainsi, nous pouvons discuter et de la nature du processus et du rôle de l'analyste dans ce processus.
Une des façons d'envisager le processus analytique est de le considérer comme étant synonyme de la psychanalyse elle-même, c'est-à-dire des caractéristiques essentielles de la psychanalyse, ce qui est le point de départ de bien des divergences. En effet, qu'est-ce qui définit le processus analytique par rapport à d'autres processus? Considéré d'un point de vue opérationnel, le processus analytique doit-il porter les marques de l'association libre, de l'interprétation et de la perlaboration (Vaughan et al.,