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L'auteur décrit une zone frontière particulièrement dangereuse aux confins du territoire psychanalytique, celle que constitue le traitement de patients suicidaires présentant de graves troubles de la personnalité. S'appuyant sur un exemple clinique de transgressions désastreuses effectuées par un analyste, il décrit les pièges spécifiques du contre-transfert qui conduisent à mal évaluer les expressions du désespoir suicidaire de ces patients. Ces pièges comprennent la désidentification d'avec l'agresseur, le défaut de mentalisation, le collapsus de l'espace de jeu psychanalytique, des réactions à des pertes dans la vie personnelle de l'analyste, l'omnipotence, l'envie du patient et la capitulation masochiste. L'auteur met en évidence les fragilités spécifiques liées au traitement psychanalytique de tels patients.