You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
En 1974, lorsque Masud Khan arriva près d'une heure en retard au Centre psychanalytique Raymond de Saussure à Genève pour donner sa conférence, il était ivre. Il venait de boire plus de la moitié d'une bouteille de whisky et l'état de confusion dans lequel il se trouvait perturba la réunion. La nuit suivante, Bertrand Cramer qui était président du Centre fut réveillé par un appel téléphonique d'un officier de police: un homme qui se faisait appeler «Prince» avait été arrěté la veille et incarcéré pour avoir volé une montre de valeur dans une bijouterie! Masud Khan priait Bertrand Cramer d'intervenir pour le faire libérer. Le policier ajouta que ce «Prince» généreux avait offert une tournée de champagne aux détenus et aux policiers. Khan fut libéré le lendemain, mais les responsables du Centre se sont aperçus qu'il leur avait laissé payer les cigares de luxe qu'il avait commandé chez Davidoff, et une facture du bar de l'hǒtel concernant des boissons alcooliques pour plusieurs centaines de francs suisses! Pourtant on garda le silence. Personne n'osa mettre au courant la Société Britannique de la conduite de Khan.