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Cet ácrit constitue une réflexion sur les principaux composants de l'identité masculine, qui sont en général remaniés au milieu de la vie. L'auteur soutient qu'une identité saine de genre masculin implique un processus plastique continu de déstabilisation et de reconstruction à divers stades charnière du développement, particulièrement au milieu de l'åge adulte. Plus précisément, il pense que la transformation mature du sentiment qu'a un homme de sa propre masculinité aboutit lorsqu'à des conceptions circonscrites de son identité de genre succède un conscience de la complexité de ses identifications de genre multiples, précoces et diverses. Un cas clinique foumit un aperçu de la manière dont une cure psychanalytique peut participer à une nouvelle expérience de la masculinité. Ce cas montre comment un homme mǔrissant, qui se heurte à une altération du sentiment de son identité en milieu de vie, s'appuie moins sur un clivage des genres que sur la réintégration d'élé-ments intrapsychiques, autrefois antinomiques. L'auteur approfondit les raisons pour lesquelles cette masculinité plurielle, tissée d'une multitude de fils différents, doit souvent attendre le milieu de la vie pour émerger. II accorde une importance toute particulière au développement précoce de l'identité de genre masculin en tant qu'elle est basée sur la lutte spécifique du petit garçon pour se séparer de sa mère. L'auteur reconsidère les fondations de la formation de l'identité de genre masculin à mesure qu'il questionne le modèle de la «dés-identification», tout en explicitant comment la quěte de complétude narcissique du petit garçon sculpte le Moi-idéal de genre masculin. On com-prend que ce qu'on appelle communément le «phallisme» facilite et obstrue à la fois le développement de l'homme adulte, tandis que le concept de «génitalité» s'enrichit grace à la notion postclas-sique d'«intériorité». Au milieu de la vie, les idéaux «phalliques» du Moi (qui reposent sur l'omnipotence, les désirs de complétude narcissique et le clivage entre les genres) sont transformés en Idéal du Moi «génital», plus réaliste (synthétisant l'autonomie et le lien). L'aboutissement d'un Idéal du Moi «masculin» mature, moins radicalement configuré quant à son genre (et qui revitalise les dimensions forcloses des imagos maternelles et paternelles précoces) a lieu au moment où l'équilibre des forces glisse vers la vraie génitalité en lieu et place du phallisme défensif.