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Après avoir affirmé que les tǎches actuelles de la recherche psychanalytique devraient fondamentalement comporter l'exploration des processus mentaux de l'analyste en séance avec le patient, l'auteur décrit la relation analytique comme une relation de nature intersubjective. Vue de l'extérieur, la relation analytique apparaǐt comme ayant deux pǒles: un pǒle symétrique structural, où analyste et patient partagent un monde singulier et une approche singulière de la réalité, et un pǒle asymétrique fonctionnel, qui définit l'assignation à leurs rǒles respectifs. Dans l'analyse d'un patient pervers, les polarités symétriques - asymétrique acquièrent certaines caractéristiques très particulières. Vue à partir de la perspective de la subjectivité de l'analyste, la perversion apparaǐt dans l'esprit de l'analyste comme une transgression clandestine et inattendue de l'accord de base qui facilite et structure les rencontres intersubjectives. Ceci peut aller suffisamment loin pour altérer les règles aristotéliciennes de la logique. Lorsqu'il entre en contact avec la réalité psychique d'un patient pervers, l'esprit de l'analyste assiste à la mise en forme de tout un monde. Ce monde est trompeusement coloré par une érotisation qui tǒt ou tard va acquérir des caractéristiques de violence. Comme une fausse réalité, le noyau pervers reste suspendu dans l'ambiance comme une expérience inaccessible à l'empathie de l'analyste. Le seul moyen pour l'analyste d'y accéder est de procéder à partir de la «périphérie» de la réalité psychique du patient, en essayant de façon indirecte de le conduire en arrière, à ses racines intersubjectives. Le propos de l'auteur est d'expliciter ce phénomène intersubjectif dans les termes de la théorie métapsychologique et des théories basées sur la recherche empirique. Finalement, l'auteur avance quelques idées sur la psychogenèse de la perversion.