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L'auteur explore les fonctions psychiques du mensonge et puise dans la notion de Glasser (1979) de violence autoprotectrice et sadique pour identifier trois configurations de la relation objet-self. Chacune d'entre elles est associée à des angoisses spécifiques auxquelles le mensonge offre une solution apparente. La première configuration est celle du mensonge sadique dans laquelle le but est d'attaquer l'autre en le dupant, et ainsi triompher de lui. Le mensonge permet de contrôler et d'humilier l'objet. C'est gratifiant pour le sujet car cela répond à une humiliation antérieure en l'inversant. La deuxième et la troisième configuration sont toutes les deux des formes de mensonge autoprotecteur, où le mensonge semble plutôt considéré comme un «symptôme d'espoir» (Winnicott, 1985). Dans la deuxième configuration, l'objet est ressenti comme inatteignable ou impénétrable. Le mensonge peut être utilisé pour créer un self attractif qui obtiendra l'amour, l'admiration et l'attention de l'objet. De cette manière, le mensonge sert à lever le doute sur les intentions de l'objet à l'égard du self. Dans la troisième configuration, l'objet est ressenti comme intrusif, et la relation dyadique est écrasante. Ici, le mensonge peut représenter une tentative d'introduire un tiers dans la relation.