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L'Association Psychanalytique Uruguayenne (APU) compte environ cent membres et quatre-vingts candidats. Elle se trouve dans un petit pays doté d'une vie culturelle ouverte à des influences multiples et d'une forte tradition de coexistence démocratique. Cette tradition d'ouverture au pluralisme a influencé l'Association Uruguayenne dans le sens de répondre d'une façon particulière à quelques-uns des défis auxquels la psychanalyse est confrontée dans le monde d'aujourd'hui. Dans cette perspective, j'aimerais commenter quelques aspects du développement de ma société2 et soulever quelques questions qui pourraient avoir un intérêt plus général. Je ferai référence à trois aspects en particulier :
La façon dont l'Institut de Formation est organisé, ce qui fait partie de ce qui a été désigné dans les documents de l'IPA comme le « Modèle Uruguayen » de formation psychanalytique.
La reconnaissance formelle d'un diplôme de psychanalyse par les autorités nationales. L'Institut Psychanalytique de l'APU a été reconnu en tant qu'Institut Universitaire et le diplôme en psychanalyse a été accepté par le Ministère de l'Éducation et de la Culture en tant que « Master en Psychanalyse3 ». Ce diplôme a également été accepté dans le registre de Santé Publique, ce qui fait de la psychanalyse une thérapie approuvée en tant que pratique professionnelle.
Les caractéristiques internes de pluralisme et les discussions théoriques et techniques au sein de la Société Uruguayenne.
Un bref rappel historique peut être utile. La psychanalyse en Uruguay a débuté en relation étroite avec la psychanalyse argentine. À Buenos Aires, la décision de créer un groupe psychanalytique est apparue pendant les années 1940, durant la Seconde Guerre mondiale. À cette époque, le désir de plusieurs personnes de se former comme psychanalystes coïncida avec l'arrivée à Buenos Aires d'analystes