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Je vais commencer par une rectification concernant ce titre: pour deux raisons, ceci n'est pas exactement une lettre de Londres. D'abord, la Société Britannique de Psychanalyse (BPAS)2 est longtemps restée l'unique société de l'API3 établie à Londres, mais désormais il y en a une deuxième, l'Association Britannique de Psychanalyse (BPA). Tout en essayant de vous dire quelque chose à propos de cette nouvelle société, cette lettre émane principalement de la BPAS. Deuxièmement, une lettre de la BPAS n'est pas seulement une lettre de Londres; nous sommes en effet une société qui est britannique avant que d'être londonienne et je dirai aussi quelque chose de nos efforts pour promouvoir et maintenir la psychanalyse au-delà de Londres.
La Société Britannique de Psychanalyse a bien entendu une longue tradition derrière elle. Au fil les générations, depuis sa fondation en 1913, nous avons joui et bénéficié des contributions d'esprits parmi les plus inventifs de la psychanalyse. En 2010, les psychanalystes londoniens éprouvent encore le sentiment d'être privilégiés devant nos passé et traditions ainsi que par ce que nous continuons d'apprendre de nos seniors les plus doués. Mais ce sentiment se trouve tempéré par bon nombre de prises de conscience qui pourraient avoir toutes en commun, peut-être, la nécessité de devoir faire face à la réalité, de faire des deuils et de poursuivre nos cheminements. Il est merveilleux de compter parmi nous des membres qui ont acquis une renommée mondiale et qui contribuent encore sur le plan scientifique à plus de 70, voire 80 ans. Mais pour ceux d'entre nous qui les suivons, se posent des questions: comment évoluerons-nous sans eux? Arriverons-nous à maintenir le même niveau de créativité? De plus, il y a des défis autour de nous, défis que