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En 2003 paraissait le premier numéro de L'Année psychanalytique internationale. Sous l'impulsion de Jean-Michel Quinodoz et sous la direction éditoriale de Florence Guignard, le premier numéro présentait des textes provenant du Canada, des États-Unis, du Brésil, de l'Italie, de l'Uruguay, de l'Argentine. Dix ans plus tard, la revue garde le cap sur son mandat de mieux faire connaître aux lecteurs francophones les pensées et auteurs issus des diverses cultures psychanalytiques internationales.
L'idée fondatrice de favoriser les échanges «interculturels» dans le monde de la psychanalyse était déjà présente dans la volonté de The International Journal of Psychoanalysis (IJP) de mettre sur pied des conditions favorisant la traduction en langue anglaise d'auteurs d'autres communautés linguistiques. Mais le mouvement inverse était nécessaire. C'est ainsi que sont nées une revue portugaise, une revue espagnole puis L'Année psychanalytique internationale qui avaient pour mandat de traduire et de publier en français un choix de textes issus de l'IJP. L'idée directrice de ces publications est de choisir les articles qui pourraient rencontrer l'intérêt des lecteurs de la communauté linguistique concernée mais surtout de favoriser une exposition créatrice à la pluralité psychanalytique.
En 2013, en plus des revues francophone, portugaise et espagnole latino-américaine, des revues équivalentes sont publiées en italien, en allemand, en russe, en turc et en grec.
Toutes ces revues partagent un point commun qu'il me faut souligner. Leur existence et leur vitalité sont dues, pour chacune, au travail passionné de collègues qui ne comptent ni leur temps ni leur énergie pour sélectionner, traduire et réviser les textes qui sont présentés aux lecteurs francophones. Il peut être difficile d'imaginer l'ampleur et la rigueur du travail accompli chaque année par ces collègues. Au centre de leur travail, il leur faut avant tout