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Dans Faust, le chef-d'œuvre épique de la modernité de Goethe, le protagoniste, à la recherche de la connaissance, se lamente en raison des frustrations suscitées par les fruits de son travail et vitupère contre leur nature limitée et les obstacles qu'il rencontre. Il dit :
« … aucune force nouvelle ne jaillit de mon cœur; je ne puis grandir de l'épaisseur d'un cheveu, ni me rapprocher tant soit peu de l'infini. »
Faust aspirant à l'infini, les maigres gains de sa lutte incessante pour la connaissance font pâle figure à côté du nouvel objet de son désir - l'omniscience. Faust est limité par la « prise en compte de la réalité » et cet état d'esprit s'offre comme un terrain fertile aux machinations du diable ; Méphistophélès offre un monde sans entraves à l'accomplissement de tous les désirs.
Méphistophélès se présente comme l'esprit « qui toujours nie » ; il poursuit :
« … tout ce qui existe est digne d'être détruit, il serait donc mieux que rien n'existât. »
Il personnifie le principe négatif, l'antithèse de la pensée et de la créativité. Nous apprenons que Faust n'a pas d'existence propre, mais qu'il advient en tant qu'être par la présence du bien. Certains considèrent le mal/la haine uniquement en tant qu'absence de, mais Freud, comme Goethe, ne concevait pas la destructivité humaine en termes passifs, cette destructivité n'étant pas seulement le négatif du bien, mais la négation du bien.
M. A., un patient, jeune trentenaire, fait montre du plus grand des détachements ainsi que d'une répression totale de tout sentiment. Le récit de sa vie n'est qu'une succession d'événements dénués de sens. Certains événements importants qui ont eu lieu dans sa vie et qui donnent à penser que son analyse