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« Nous comprenons nos analysants non seulement avec ce que nous savons, mais avec ce que nous sommes.3 »
Notre aptitude en tant que psychanalyste à laisser vibrer en nous, comme une caisse de résonance, notre monde interne au diapason de celui du patient ouvre des opportunités thérapeutiques uniques, mais nous fait courir aussi de sérieux dangers professionnels dans nos relations avec notre profession et avec nos collègues.
S'identifier au monde interne de nos analysants requiert de pénétrer dans des zones de notre personnalité qui peuvent nous paraître peu familières ou qui ne le sont que trop, mais que nous cherchons à éviter parce qu'elles suscitent notre malaise, comme celles que nous rejetons hors de nos zones de confort, en imaginant qu'elles ne nous concernent absolument pas - à la manière de ces paysages urbains qui
Ceci constitue un essai personnel, et non une prise de position officielle. Ces réflexions sont les miennes et ne sont pas forcément le reflet des idées de l'IPA ou de la FEP ou des membres des groupes et des comités de travail avec lesquels j'ai eu le privilège de travailler (à la FEP, le groupe de travail sur l'engagement d'une analyse, à l'IPA, la commission sur les groupes de travail, la commission de la recherche et la sous-commission de la recherche clinique). Je me sens profondément en dette envers tous ces collègues comme envers beaucoup d'autres, mais ce que j'ai retenu de leur travail ne relève que de ma seule responsabilité.
Cet article est paru sous le titre : Debating with colleagues- and with ourselves, The IJP 2023, vol. 104/3, 168-173. Traduit par Drina Candilis-Huisman, relu par Maria Odone et l'auteur.
Cette phrase, prononcée il y a quelques dizaines d'années par mon ami et collègue Jacques Press à une conférence de la Société Suisse de Psychanalyse m'a profondément marqué et c'est resté, depuis, une part de ma propre pensée et par là-même un bon exemple de la manière dont les individus, les groupes et les théories sont étroitement
Ceci constitue un essai personnel, et non une prise de position officielle. Ces réflexions sont les miennes et ne sont pas forcément le reflet des idées de l'IPA ou de la FEP ou des membres des groupes et des comités de travail avec lesquels j'ai eu le privilège de travailler (à la FEP, le groupe de travail sur l'engagement d'une analyse, à l'IPA, la commission sur les groupes de travail, la commission de la recherche et la sous-commission de la recherche clinique). Je me sens profondément en dette envers tous ces collègues comme envers beaucoup d'autres, mais ce que j'ai retenu de leur travail ne relève que de ma seule responsabilité.
Cet article est paru sous le titre : Debating with colleagues- and with ourselves, The IJP 2023, vol. 104/3, 168-173. Traduit par Drina Candilis-Huisman, relu par Maria Odone et l'auteur.
Cette phrase, prononcée il y a quelques dizaines d'années par mon ami et collègue Jacques Press à une conférence de la Société Suisse de Psychanalyse m'a profondément marqué et c'est resté, depuis, une part de ma propre pensée et par là-même un bon exemple de la manière dont les individus, les groupes et les théories sont étroitement