You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Cet article souhaite améliorer la compréhension de l'enracinement de la plainte de plusieurs façons : (a) initialement, l'article examine comment cet enracinement reflète les états mélancoliques en matière d‘évitement de la douleur de la perte et du changement. Toutefois, la principale contribution de l'article réside probablement dans l'illustration (b), via un matériel clinique détaillé, de la manière dont les efforts sincères de l'analyste à accroître la compréhension peuvent conduire à des pièges cognitifs tels que les convictions de l'analyste « savante ». En outre, cet article établit comment cette analyste a eu besoin de se sentir contrariée, c'est-à-dire limitée, impatiente et concrète face à l'enracinement de sa patiente, puis de reconnaître cette situation critique avant de pouvoir véritablement entendre les griefs de sa patiente à son égard de façon plus étendue, c'est-à-dire comme une plainte du « moi vivant » méritant d‘être reconnue. Le travail clinique détaillé montre qu'une telle reconnaissance a adouci les doléances de la patiente, permettant aux membres de la dyade de collaborer davantage et de s'ouvrir à la douleur et à la croissance psychique, émergeant des divers états du deuil.