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“Au milieu du chemin de notre vie, je me trouvai par une selve obscure et vis perdue la droitière voie”
Lorsque la décision d'entreprendre une analyse commence à prendre forme dans l'esprit d'une personne, elle paraît correspondre à un sentiment subjectif de crise, à la nécessité de reconsidérer sa propre existence Ce vécu est parfois verbalisé comme une situation d'égarement, d'obscurité, de blocage vital d'une façon ou d'une autre, le patient réalise qu'il ne sait où aller, mais que cela ne peut plus continuer ainsi. L'expérience analytique est alors rêvée comme un voyage initiatique, événement rituel de mort/renaissance dramatisable dans le temps/espace protégé par le setting
Le lieu de l'analyse, les horaires des séances deviennent le théâtre d'une nouvelle version de l'éternel motif mythique (Eliade, 1957). L'analysant s'étend sur le divan, il ne pose plus sur ses pieds, il se détend, il ferme parfois les yeux, il laisse souvent errer ses pensées au fil de ses associations libres
L'analyste est assis confortablement derrière le divan, il écoute avec une attention flottante tout en maintenant un contact plus direct avec la terre et la réalité