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La chose comme elle est, aime à se cacher.
La terre psychanalytique n'a jamais été un champ cultivé de manière égale. Les facteurs socioculturelles et sociopsychologiques, les réalités politiques, les incidences économiques, certaines démarches pas très heureuses (Potamianou, 1988), autant des raisons pour lesquelles l'épanouissement de la théorie et de la praxis analytique se sont trouvées empêshees ou retardées, voire tardues, dans leur développement dans les différents pays du monde. Le fait que la psychanalyse a survécu malgré les preéictions les plus pessimistes et les attaques virulentes, témoigne non seulement de sa vitalité, mais surtout de la réalité psychique universelle des individus à laquelle elle répond.
Pourtant, l'inégalité de son implantation dans les différents pays, et surtout les différences concernant l'efficacité de son rendement ont eu, inévitablement, un résultat discutable quant à ses effets: c'est que le désir de faire une analyse, dans plusieurs cas, ne pouvait se poursuivre que par une quête conduisant le sujet désirant hors des limites de son pays d'origine, entraînant ainsi un travail analytique qui souvent ne pouvait s'effectuer que dans une langue autre que la langue maternelle de l'analysant et dans la différence de culture avec son analyste.
L'influence des facteurs extérieurs mentionnés est indiscutable; les preuves de leur poids lourd sont faites — et ceci d'autant plus qu'ils viennent habituellement s'inscrire en mobilisateurs et en repreéentants de la réalité psychique des impliqués. La situation continue à faire l'objet d'études et de recherches locales et internationales,1 mais il est certain qu'elle n'exclue en rien le jeu d'autres facteurs, plus personnels,