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La psychanalyste suisse nous propose un parcours balisé par un symptôme baromètre pour couvrir différents gradients de la problématique clinique. On y découvre une clinicienne dont l'amour du travail analytique est contagieux pour le lecteur. La première partie du livre, où différentes surdéterminations du symptôme de vertige sont examinées, fourmille de détails cliniques qui marient la finesse
de l'observation à la perspicacité des conceptions La langue est simple, le discours fluide, l'approche pointilliste à la Seurat.
Les dix premiers chapitres sont enchâssés entre deux définitions du vertige Le premier revise la signification et les mécanismes du vertige d'origine somatique prolongés dans l'expérience universelle de chute. Le dixième nous propose une compréhension analytique particulière du vertige centrée sur la juxtaposition suivante: « Pour que le vertige d'origine psychique apparaisse, la présence simultanée de deux attitudes incompatibles est nécessaire une attitude infantile se satisfaisant d'une réalisation illusoire toute-puissante et une autre attitude plus évoluée estimant dérisoire une satisfaction de l'ordre de la toute-puissance » (p. 157).
Entre ces points, sept types particuliers de vertige sont nommés, identifiés, différenciés. Le symptôme est ainsi décondensé selon différentes sources d'angoisse. Suivons l'auteure. Le vertige par fusion c'est une sensation d'effondrement. Le vertige par lâchage, combattu par l'agrippement, correspond à l'angoisse de séparation. Le vertige par aspiration véhicule une angoisse claustrophobique. Le vertige par alternance prison-évasion combine les deux précédents dans un mouvement actif d'oscillation du sujet entre ces deux pôles. Le vertige par attirance du vide nous amène près de la phobie d'impulsion. Le vertige par expansion concerne à la fois l'accaparement de l'espace de l'autre et l'angoisse des grands espaces. Enfin, le vertige par compétition nous amène dans la problématique oedipienne et l'angoisse de ca