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Mais les grands écrits [de Freud] sur la féminité sont contemporains de l'introduction de l'instinct de mort et portent, indiscutablement l'empreinte de la mort.
La psychanalyse craint la vieillesse comme elle a jusqu'à récemment craint la féminité, ignorant la première et présentant une vue biaisée de la seconde. Aussi étonnant que cela puisse paraître, ces deux craintes sont étroitement liées et notre propos est d'inviter le lecteur à une réflexion sur certains aspects de la théorie psychanalytique concernant ces deux « continents noirs » de la psychanalyse: la féminité et la vieillesse.
La psychanalyse, par ses élaborations théoriques, est en effet responsable de la pauvreté des témoignages cliniques sur la vieillesse, tant normale que pathologique. Tenter de se mettre à l'écoute psychothérapeutique des personnes âgées, dans le but non seulement de soulager leurs angoisses et leur dépression, mais dans le but aussi d'élargir notre compréhension analytique du vieillissement et de poursuivre notre cheminement personnel dans ses méandres conscients et inconscients lorsqu' arrive le tournant fatidique de la vieillesse, est dans le contexte actuel, presque chimérique. La psychanalyse n'a jamais aimé et n'aime pas la vieillesse. A chaque décennie de son histoire, il y a eu certes des analystes qui se sont intéressés au phénoméne du vieillissement: Abraham (1919), Grotjahn (1940), Segal (1958), Jacques (1965), Erikson (1959, 1984), Tallmer (1992) Néanmoins, comme le souligne King (1980), c'est seulement au congrés de Hambourg que les premiéres communications sur le vieillissement ont été présentées par des analystes. Il est probable que