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Les deux courants du transfert est publié dans la collection Le fait psychanalytique, dirigée par Pierre Luquet, collection qui comprend jusqu'ici prés d'une vingtaine de titres. Remaniés pour le livre, plusieurs des chapitres de l'ouvrage de madame Godfrind on d' abord été publiés, de 1983 à 1988, dans La Revue Belge de Psychanalyse, disponible à la bibliothéque de notre société.
Dans sa préface, Jean Guillaumin fait état «de l'idée nouvelle et fort remarquable des deux courants transférentiels simultanés» (p 11) Avant de nous interroger sur le bien-fondé de cette affirmation enthousiaste de Guillaumin, voyons comment Jacqueline Godfrind fonde la validité de l'approche spécifique suggérée.
Plutôt que d'opposer névrose de transfert et névrose narcissique, telles qu'actualisées dans l'analyse et d'ériger en systéme cette opposition, Jacqueline Godfrind décrit minutieusement le transfert «quiprend sans cesse deux chemins, il oboit à deux économies en même temps, chez chaque patient, dans chaque relation analyste-analysand» (p. 11).
Ce qui intéresse surtout l'auteur, c'est le travail analytique sur le transfert de base et les fonctions dévolues à l'analyste,» détenteur d'un rôle organisateur des prémisses de La symbolisation en même temps qu'il est une butée dans la reconnaissance de l'altérité et porteur du tiers référentiel» (p 49). Elle nous décrira d'abord les