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De 1492 (année que la découverte de l'Amérlque fait considérer conventionnellement comme celle du début de l'Histoire moderne) à 1559 (Traité de Cateau-Cambrésis), la politique européenne a été marquee par une suite de conflits entre les principales puissances de l'époque. Le théâtre de cette lutte pour la suprématie était l'Italie de la Renaissance, divisée en une myriade de minuscules états régionaux économiquement et culturellement aussi florissants que pohtiquement faibles par rapport aux états nationaux qui commençaient à se consti-tuer au-delà des Alpes.
Florence, en particulier, se présentait comme l'un des centres les plus actifs de la vie économique européenne, grace à l'exceptionnelle puissance financière de ses grandes families de banquiers (les Médicis, les Strozzi, les Gondi, etc.) et au développement de 1'industrie de la soie et des activités artisanales sous le gouvernement avisé de la famille Médicis.
Mais Laurent le Magnifique (son représentant le plus célèbre) mou-rait en 1492, laissant pour lui succéder un fils incapable (Piero), et préparait ainsi la voie à 1'insurrection populaire qui entraînerait en 1494 la chute des Médicis et l'instauration d'un gouvernement républi-cain, soutenu politiquement par les Français et spirituellement par la prédication du moine dominicain Jérôme Savonarole (qui allait être pendu et brûlé comme hérétique, quelques années plus tard, en mai 1498). La situation politique de Florence était done extrêmement fluide et complexe, si l'on pense que le peuple était divisé en nombreuses factions. Pour en donner 1'idée, je rappelle (à côté de celles de Guelfes,