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The definition of psychoanalytic intention in terms of classical psychoanalytic technique was originally intended to eliminate support from psychoanalysis, support that was viewed as undermining the analytic process. However, not only does the possibility of such an elimination theoretically misconceive the relationship between support and analyzing, the definition of psychoanalytic attitude in terms of technique has created serious problems for the psychoanalytic movement It has undermined the analytic rigour of the psychoanalytically oriented psychotherapies. It has created a schism between psychoanalysis and these psychotherapies, between different psychoanalytic subtheories, between psychoanalysis and non-psychoanalytic psychotherapies, and between psychoanalysis and systematic analytic research
This paper explicates the misconception referred to above, and then redefines psychoanalytic attitude in terms of psychoanalytic intention. In so doing, it expands psychoanalysis to homogeneously encompass all current forms of psychoanalysis and the psychoanalytically oriented psychotherapies. It allows the work of all analytic psychotherapists and researchers to be integrated into a rigorous, flexible, coherent analytic approach, while improving communication with non-psychoanalytic psychotherapies and creating an atmosphere more amenable to psychoanalytic research.
Freud a eu le génie de voir en l' intention psychanalytique trois éléments · une théorie des processus mentaux psychanalytiques, un outil de recherche pour découvrir ces processus et les comprendre et une méthode thérapeutique (Freud, , p 207) Il a donc jugé que la psychanalyse était supérieure aux thérapies existantes, qu'il avait déjà abandonnées, dont le but non analytique était d'utiliser le soutien et la persuasion pour influencer
les croyances et le comportement du patient (Freud, , p 123, Freud, , p 165) L'attitude psychanalytique a été une pierre angulaire clinique de la mise en oeuvre de cette intention, pour faciliter cette attitude, Freud a mis au point des techniques cliniques, notamment l'attention flottante, l'abstinence psychanalytique, l'absence de jugement. Il a toutefois dit explicitement que ces techniques n'étaient que des « recommandations » cliniques au service de l'analyse. En fait, Freud estimait que tout traitement constituait une psychanalyse dont le but était de vaincre les résistances et d'interpréter les transferts Il était également persuadé qu'une « procédure non classique », lorsqu'une procédure classique n'est pas possible, constitue une psychanalyse (Fenichel, 1945, p. 573) Par ailleurs, ce qu'il appelle le « jeu central » de la psychanalyse ne fait pas selon lui partie du domaine de la « présentation systématique » (Freud, , p. 123) Le rang prééminent qu'occupe Freud dans le mouvement analytique, la puissance de ses arguments et le bien-fondé sous-jacent de ses suggestions ont toutefois rapidement amené pratiquement tous les analystes à faire de ses recommandations la norme de la pratique clinique Les psychanalystes en sont venus à assimiler ces techniques analytiques à l'attitude analytique qu'ils étaient supposés servir
La présente communication remet en question la sagesse d'assimiler l'attitude psychanalytique à la technique analytique classique; elle démontre que l'allégation à l'effet qu'une application rigoureuse de cette technique réussit à éliminer l'élément soutien de la psychanalyse découle d'un malentendu au sujet du rapport entre la psychanalyse et le soutien psychothérapeutique Il est plus accablant de constater que cette assimilation a eu une conséquence non intentionnelle · en creusant un fossé, théorique et clinique, artificiel entre la psychanalyse et les psychothérapies à orientation psychanalytique, en aggravant le schisme entre différents points de vue analytiques et, finalement en isolant les psychanalystes de leurs patients, en aliénant la théorie analytique de la recherche analytique systématique et en séparant l'analyse de la communauté thérapeutique non analytique, elle a empêché la perspective analytique d'atteindre sa pleine portée
Pour redresser la situation, il nous suffit de redéfinir l'attitude psychanalytique de façon plus générique en termes d'intention psychanalytique et de redéfinir le concept de paramètre psychanalytique de Eissler en fonction de formules mathématiques traditionnelles (Eissler, 1953) La combinaison de ces deux redéfinitions autorisent une psychanalyse généralisée qui pent inclure les diverses formes actuelles d'analyse et les psychothérapies
à orientation analytique, pratiquées avec une rigueur analytique Cette approche plus générale présente de grands avantages théoriques et cliniques Elle reconnaît explicitement que l'intention psychanalytique est la force incitatrice constante de toute activité analytique, y compris la technique analytique. Elle fait des psychothérapeutes à engagement analytique des membres d'une tradition thérapeutique plus intégrée, plus coopérative et plus cohérente Elle adjoint à la recherche clinique un processus thérapeutique de conception directe et systématique pour l'investigation des hypothèses cliniques Elle accroît l'influence que peut exercer la réflexion analytique sur l'enseignement de la psychothérapie et sur la pratique clinique Enfin, elle fournit la possibilité d'établir des liens plus étroits entre la perspective psychanalytique et les psychothérapies que l'on ne considère pas d'habitude analytiques