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Danscequatrième volume, Anna Potamianou invite, suite à une réflexion amorcée antérieurement, à repenser le traumatique réel, construit, ancien ou actuel, qui éveille les « mesures défensives du psychisme ». Elle affine sa pensée clinique et métapsychologique grâce aux défis soulevés par des patients « difficiles ». Ce livre, parsemé d'expressions poétiques, témoigne d'une quête visant à préciser ce que les répétitions remplacent à travers les décharges dans le soma ou dans les actes sans fantasmatisation. Les liens que tisse le traumatique avec la répétition et l'élaboration ressortent de l'encerclement des points de passage psyché-soma, des « tendances à I'effacement des représentations d'objet et des sentiments de perte de soi-même » dans une cure.
Potamianou retrace les chemins de la douleur, du traumatisme, de la réaction thérapeutique négative de l'analysant et de l'analyste, des restrictions, désinvestissements et refuges du Moi, des angoisses diffuses, primitives, et de mort. L'angoisse de mort qui nous touche tous ne prend pas pareillement sa source chez chacun ni n'épouse pas la même forme. « L'angoisse de délimitation … peut se muer en angoisse de mort … », comme forme donnée à l'effort pour circonscrire une détresse diffuse, mentale et somatique … Quand un « Surmoi a été mis en place », elle peut être, une défense contre la peur de la castration, pas seulement son « analogon ». Peur de l'anéantissement de la vie (Klein), angoisse catastrophique (Bion), crainte de l'effondrement et angoisse d'annihilation (Winnicott) réfèrent toutes, pour Potamianou, à l'angoisse de mort mais, « l'angoisse est toujours angoisse de vivre d'un Moi qui se débat » dans la mesure où « … les buts de la pulsion de vie ne sont pas désertés par la libido. » Les effets du traumatisme sur le fonctionnement mental et le traitement réservé aux expériences angoissantes diffèrent et sont fonction de la singularité des individus. Dans cette perspective, « l'intensité d'un traumatisme supp