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The repetitive performance of a sexual scenario by a strip–club dancer dressed in a schoolgirl uniform is examined as a perverse defence enabling the central characters to disavow a splintering psychic trauma in their past, involving the sexual murder of a child. While set up to dispel unbearable distress, this perverse defensive structure alienates the characters and blocks any possibility of genuine relatedness. Egoyan's film engages the viewer in a reconstructive journey that unfolds like an allegorical and rather surreal psychoanalytic process, which moves beyond the protagonists' collusive sexualized defence, towards the possibility of integrating dissociated memories and feelings, and the dissolving of denial required for the working through of trauma. From a broader perspective, the central theme of the sexual murder of an innocent child is seen as a metaphor for the unavoidably traumatic aspects of sexuality.
Cefilm du réalisateur canadien Atom Egoyan se déroule en grande partie dans un club de strip-tease torontois fréquenté chaque soir par Francis, un contrôleur des impôts. Ce dernier semble hypnotisé par le numéro de la strip-teaseuse Christina, habillée en écolière, dont l'érotisme feint la sensualité et l'innocence d'une petite fille. L'auteure interprète la performance répétitive de Christina comme une défense perverse pour les trois personnages principaux, Francis, Christina, etEric, l'impresario et gérant du Club Exotica.
Les personnages du film semblent de prime abord isolés et aliénés. La trame narrative non-linéaire du film ainsi que l'utilisation fréquente de « flashbacks » incitent le spectateur à tenter de comprendre les agirs énigmatiques et parfois suspects des protagonistes a Vaide defragments d'évènements passés. Nous réalisons graduellement qu'ils partagent ungrave
traumatisme psychique vécu quelques années auparavant, causé par le viol et meurtre de lafille de Francis, alors écolière. Ce furent Eric et Christina quifirent lors d'une battue la macabre découverte du corps ensanglanté dans un champ. Nous comprenons comment, pour ces trois personnages, le numéro de Christina fait partie d'un rituel sexualisé visant à maîtriser et à annuler ce traumatisme. Quoique mis en place pour éviter des états de détresse intolérables, cette structure défensive a néanmoins un effet aliénant.
Exotica amène le spectateur à entreprendre une démarche de recon-structrion, comme dans un processus analytique, qui, au delà de la défense perverse des protagonistes, va vers l'intégration des souvenirs et affects dissociés, intégration nécessaire à la résolution des effets du traumatisme. Cette communication explore aussi comment le thème du viol/meurtre d'une enfant innocente pourrait constituer une métaphore pour certains aspects inévitablement traumatiques de la sexualité.