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This study aimed to test the predictions that, once psychiatric disorders are controlled for, offenders are more likely to be dismissive in their attachment patterns than are controls, and that the capacity of forensic patients to reflect on mental states of self and other is critically impaired, limiting their capacity to empathize and making them more liable to offend. Twenty-two prisoners were compared with 22 personality disordered patients without an offending history, and 22 normal controls. The Adult Attachment Interview was employed to examine early childhood trauma and attachment patterns; and the Reflective Function (RF) Scale was applied to measure capacity to reflect on mental states. The prisoners had experienced more abuse and neglect than the patients, yet were more likely to be coded resolved to their abuse on the AAI. As predicted, prisoners were more likely to be dismissive in their attachment patterns, and the prisoners' RF was more impaired than that of the patients. Violent offenders showed the greatest deficits in RF. We suggest that prisoners' developmental path of psychopathology is characterized by a disavowal of attachment-related experiences and of the capacity to think about them, in partial response to severe childhood trauma. The impairment of RF removes a critical barrier that might normally inhibit offending, leaving them more liable to act, especially in violent ways.
L'étude avait pour objectif de vérifier les prédictions voulant que, lorsque les troubles psychiatriques sont contrôlés, les délinquants ont davantage tendance à rejeter leurs modèles d'attachement que les personnes normales et que la capacité des patients judiciaires à réfléchir sur leur état mental et sur celui des autres est très gravement perturbée, ce qui limite leur capacité d'empathie et les rend plus susceptibles de commettre des délits. Vingt-deux prisonniers ont été comparés à 22 patients souffrant de troubles de la personnalité mais n'ayant jamais commis de délits et à 22 témoins normaux. Le Questionnaire sur l'attachement chez l'adulte (QAA) a servi à évaluer les traumatismes de la première enfance et les modèles d'attachement. L'échelle de la fonction réflexive (FR) a servi à mesurer la capacité des sujets de réfléchir sur leur état mental. Les prisonniers ont été plus maltraités et négligés que les patients et étaient par conséquent plus susceptibles d'obtenir un résultat codifié relativement à leurs mauvais traitements au QAA. Comme prévu, les délinquants avaient davantage tendance à rejeter leurs modèles d'attachement et la FR des prisonniers était plus altérée que celle des patients. Les plus grands déficits de la RF ont été détectés chez les délinquants violents. Nous croyons que la voie de développement psychopathologique des prisonniers est caractérisée par un reniement des expériences reliées à L'attachement et de la capacité d'y penser, partiellement en réponse à de graves traumatismes subis lors de L'enfance. La détérioration de la FR enlève une barrière critique qui les empêcherait normalement de commettre des délits, ce qui les rend plus sujets à agir, et tout particulièrement de façon violente.