You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
L'article discute la portée du fantasme nécrophilique dans sa présentation clinique, la surdétermination dont il est porteur et son utilisation pour l'emboîtement des motifs prégénitaux et génitaux. Une vignette clinique en souligne l'aménagement transférentiel et le lien avec l'utilisation de l'enfant comme « objet » pour éponger des angoisses transgénérationnelles.
Le fantasme nécrophilique se définit comme la mise en place d'un scénario érotique dans lequel le sujet manifeste un intérêt libidinal pour un objet mort. Il peut se présenter sous diverses formes atténuées dont les principales sont l'intérêt pour un objet vivant, mais inanimé, un objet sexuel endormi (La Belle au bois dormant), l'intérêt pour un objet dévitalisé, un objet mort ou encore un objet dont on peut disposer à volonté. Il n'est pas clair, à première vue, s'il faut en faire un fantasme pervers. En principe, on s'attendrait à une déviation de l'objet ; en l'occurrence. il s'agit plutôt d'une transformation de l'objet dont une des qualités est de ne pas réagir de façon active à la sollicitation sexuelle. C'est alors un fantasme qui s'aligne du côté de ceux qui déterminent les conditions de l'amour, ayant des liens avec le fantasme incestueux.
The paper presents some aspects of a necrophilic fantasy. Such fantasy bridges pregenital anxiety about loss and genital anxiety about the sadistic component of love. It is usually encountered in attenuated form described as necrophilic equivalent when the love object is chosen or fantasied on the basis of its features akin to a dead object: inanimate, sleepy, unresponsive. A review of the literature shows the fantasy linked to the following aspects: (a) guilt for having received life and love at somebody's expense; (b) clinging to a lost object; (c) destructive curiosity about the sexual object; (d) dreadful experience of the maternal object. Clinical material illustrates how such fantasy appeared through dreams and later in a transferential pattern whereby the analyst was experienced sequentially as an inanimate object and as a living object. Childhood history revealed how the patient
was used as a decoy, hostage, and ransom to assuage intergenerational anxiety probably about some lost child.