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For a number of objective and subjective reasons Freud was overwhelmed by Michelangelo's statue of Moses. Freud's essay on the subject, unique for being nearly completely devoid of psychoanalytic theses, ironically evinces a return of the repressed, and more generally is notable for four reasons: (1) it relies on the overdetermined and erroneous choice of a biblical passage as an explanatory basis; (2) it is evidentiary in pointing to autobiographical motives informing Freud's interpretative change from his initial identification with the idolatrous Hebrews to one with a condemnatory yet self-controlled Moses; (3) it forms part of a documentary history that shows Freud's extremely limited aptitude for immediate aesthetic enjoyment; (4) it stands in its own right as an appreciable aesthetic object.
As a contribution to psychoanalytic literature, my exposition casts new light on an array of interrelated issues, including Freud's biography; his overdetermined, selective reading of the Bible; the warping effect of his subjectivity on his observation and theorization; his missed opportunity to revise the theory of sublimation; my reinterpretation of Michelangelo's Moses; the self-imposed constraints historically crippling Freud's aesthetic enjoyment; the extended illustration of both how to translate and to read Freud; and finally, the literary artistry detectable in the German text of his essay.
Freud a été accablé par la statue de Moïse de Michel-Ange, pour des rai-sons à la fois objectives et subjectives. L'essai de Freud sur ce sujet demeure unique en ce qu'il est à peu près dépourvu de principes psychanalytiques. Ironiquement, l'essai manifeste le retour du refoulé, mais il est plus géné-ralement remarquable pour les quatre raisons suivantes: (1) il s'appuie sur un choix surdéterminé et erroné d'un texte biblique en tant que base
explicative; (2) il indique manifestement des motivations autobiographi-ques qui informent quant au passage d'une identification initiale avec les Hébreux idolâtres à une identification ultérieure avec un Moïse accusateur même; s'il demeure en plein contrôle de lui-même; (3) il fait partie d'une histoire documentaire qui démontre l'aptitude extrêmement; limitée de Freud pour le plaisir esthétique immédiat; (4) il constitue en lui-même; un objet esthétiquement digne d'appréciation.
Mon commentaire donne un nouvel éclairage sur un ensemble de points divers mais inter dépendants, y inclus: la biographie de Freud; la lecture surdéterminée et déformée que celui-ci faisait de la Bible; l'impact négatif de sa subjectivité sur son observation et son élaboration théorique; une occasion ratée pour construire une théorie radicale de la sublimation; ma réinterprétation du Moïse de Michel-ange; une illustration étendue de la façon de traduire et de lire Freud; des contraintes auto-imposés qui limitaient le plaisir esthétique de Freud; et enfn, le pouvoir esthétique décelable dans le texte allemand du discours de Freud.