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Dans son article, Hélène David nous livre ses réflexions sur l'avenir de la psychanalyse comme méthode, comme pratique et comme théorie. Deux publications récentes, Fiction et vérité freudiennes, de Laurence Kahn, et le numéro spécial de la Revue canadienne de psychanalyse sur la recherche paru à l'automne 2004 et dirigé par Chris Perry et moi-même, lui ont inspiré ces réflexions qui l'ont amenée à conclure qu'il existe des « psychanalyses » très différentes parmi les psychanalystes et que le fossé entre les différentes versions de la psychanalyse s'élargit.
Manifestement, Mme David croit que Laurence Kahn et elle-même évoluent dans un univers psychanalytique radicalement opposé à celui oò je me trouve, du moins lorsque je souligne l'importance de la recherche empirique en psychanalyse ou que j'agis comme rédacteur en chef de ce numéro de la Revue sur la recherche. C'est là qu'apparaît notre première divergence d'opinions. Je ne me considère pas comme faisant partie d'une espèce psychanalytique différente de Kahn, Moscovici, Scarfone, ou même Hélène David, même si nous avons des points de vue très différents sur plusieurs questions. J'élaborerai ici mes propres réflexions à partir de ce thème en réagissant à cet article.
Je commencerai par revenir sur certaines idées qui lui sont visiblement chères. Elle cite , en abondant dans le même sens, en ces termes: