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The author shows striking similarities between the early reception of psychoanalysis, as it is documented in medical journals at Freud's time, and the actual reception nowadays, when many analysts speak of a “crisis.” She argues that psychoanalysis was and is not totally ignored, as Freud believed, but that the reception was always characterized by ambivalence mirroring the struggle between recognition and repression. This unavoidable struggle is an essential of psychoanalysis, which is also now said to be dead and buried. Nevertheless the number of analysts has increased, various psychotherapeutic schools claim to be based on psychoanalytic theory, and even changes in public opinion prove that there was not only resistance against psychoanalysis, but also a counter-current power, which the author calls “the secret attractiveness of psychoanalysis.” Thus Freud's motto introducing “The History of the Psychoanalytic Movement” is still valid: “It is tossed by the waves but does not sink.”
L'auteure montre des similitudes saisissantes entre l'accueil réservé à la psychanalyse dès sa naissance, comme en font foi les revues médicales de l'époque de Freud, et l'accueil qui lui est réservé de nos jours, où de nombreux analystes prétendent que nous assistons à une « crise ». Elle avance qu'on n'a jamais fait totalement " de la psychanalyse, contrairement à ce que Freud croyait, et qu'il en va de même aujourd'hui; la psychanalyse aurait plutôt toujours été envisagée avec une ambivalence reétant la lutte entre reconnaissance et refoulement. Cette inévitable tension est une dimension essentielle
This paper was given on 13 October 2007 at the Symposium of the Canadian Psychoanalytic Society, Montreal, commemorating fifty years of IPA membership.
de la psychanalyse, dont on dit encore aujourd'hui qu'elle est morte et enterrée. Néanmoins, le nombre d'analystes augmente, diverses écoles de psychothérapie revendiquent la théorie psychanalytique comme fondement, et des changements survenus dans l'opinion publique témoignent du fait qu'il existe non seulement une résistance à la psychanalyse, mais également un pouvoir à contrecourant que l'auteure appelle « la force d'attraction secrète de la psychanalyse ».