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L'auteur examine deux courts textes de Freud (1892, 1909) sur l'attaque hystérique, une appellation devenue obsolète. L'écart entre ces deux textes permet de souligner un aspect particulier de l'accès hystérique, le rôle central de l'affect, plus précisément de l'utilisation de l'affect ou de ses équivalents moteurs, comme mode de présentation du fantasme. Cet affect, dans son double versant passif et actif, définit l'accès hystérique comme manifestation anormale de l'émoi. Cette mise en scène d'un état intérieur est liée à certaines particularités de l'objet maternel comme matrice de l'accès hystérique. De brefs exemples cliniques illustrent l'apparition a minima de ce type de symptôme dans la cure, par comparaison avec un exemple plus flamboyant tiré des Mémoires de Casanova.
Perusing two early papers by Freud (1892, 1909) on the theory of hysterical attacks, the author leans on some disparity between these papers to discuss the key part played in the outburst of hysterical attacks by the use of affect as presenting fantasy. That affect, with both active and passive sides, defines the hysterical attack as an abnormal manifestation of emotion. Staging the affect as a representation of an internal scene is linked to some peculiarities of the maternal object as mold for the hysterical attack. Brief clinical examples show how such symptom appears a minima within analytic treatment as compared to a more florid example from Casanova's Memoirs.