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Motives are a cornerstone of psychodynamic psychology as well as of systematic methods of psychodynamic formulation. The Wish and Fear (WF) method enumerates 40 specific wishes and fears each, divided among the eight stages of Erik Erikson's developmental hierarchy. We conducted a pilot study of the heuristic value of this method. Twelve adults entering psychotherapy with borderline (BPD) (n = 6) or other personality disorders (n = 6) gave a dynamic interview at intake. Six still in treatment gave a second interview at 1 year. We found a mean of 45 wishes and mean of 27 fears identified per intake interview, apportioned, respectively, as follows: Stages I-II (infantile) 46% of wishes and 63% of fears, Stages III-V (childhood-adolescent) 49% and 34%, and Stages VI-VIII (adult) 4% and 3%. BPD was associated with a greater proportion of Stage I (Trust vs. Mistrust) wishes and fears as well as a lower mean stage of wishes (all p < .05). There were no changes in mean stage of wishes or fears after 1 year for those remaining in treatment, although there was wide individual variability. The Wish and Fear method may offer an objective scientific approach to assessing human motives, which can bring motives into focus in psychotherapy process and outcome studies along with other dynamic measures such as defences, conflicts, and interpersonal schemas. Finally, the categorization of motives into Erikson's developmental stages may have heuristic value for assessing developmental change over time or over treatment.
Les motivations constituent la pierre angulaire de la psychologie psychodynamique et des méthodes systémiques de formulation psychodynamique. La méthode du « désir et de la crainte » (Wish and Fear — WF) énonce 40 désirs et craintes précis répartis entre les huit stades de la hiérarchie du développement de Erik Erikson. Nous avons mené une étude pilote sur la pertinence heuristique de cette méthode. Douze adultes souffrant de trouble de la personnalité limite (borderline) (n = 6) ou d'autres troubles de la personnalité (n = 6) se sont soumis à une entrevue dynamique au début de leur psychothérapie. Six d'entre eux ont donné une deuxième entrevue en cours de traitement, après un an de consultation. L'étude nous a permis de recenser en moyenne 45 désirs et 27 craintes par entrevue d'accueil, répartis respectivement comme suit : 46 % de désirs et 63 % de craintes des stades I-II (petite enfance); 49 % de désirs et 34 % de craintes des stades III-IV (enfance-adolescence); 4% de désirs et 3 % de craintes des stades VI-VIII (âge adulte). Le trouble de la personnalité limite était associé à une plus grande proportion de désirs et de craintes du stade I (confiance vs méfiance), ainsi qu'à un stade moyen plus précoce relativement aux désirs (p < 0,05). Au cours de l'entrevue menée un an plus tard avec les sujets qui poursuivaient le traitement, malgré une grande variabilité sur le plan individuel, on n'a constaté aucun changement des moyennes relatives aux stades de désirs ou de craintes. La méthode des désirs et des craintes peut constituer une approche objective scientifique d'évaluation qui permet de cerner les motivations humaines au cours du processus psychothérapeutique et dans les études de résultats, tout comme d'autres paramètres tels que les mécanismes de défense, les conflits et les schémas interpersonnels. Enfin, la catégorisation des motivations selon les stades de développement d'Erikson peut avoir une pertinence heuristique sur le plan de l'évolution développementale dans le temps et au cours d'un traitement.
Mots-clés : motivations, développement psychologique, Erik Erikson, trouble de la personnalité limite, psychothérapie dynamique