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Cette brève esquisse clinique met l'accent sur le versant narcissique de l'organisation phobique. Cet aspect apparaǐt comme la cicatrice du noyau traumatique de la phobie, dans la mesure oú il signale la faiblesse du moi face à l'aménagement de l'angoisse. Ce qui amène une double réaction : au niveau du rapport à l'anxiété, une recherche de la façon de la circonscrire ; au niveau de la faiblesse du moi, une recherche d'un point d'appui. Cet aspect va organiser le transfert parce que le phobique cherche à déléguer à quelqu'un la tǎche de contrer l'angoisse. Selon cette ligne de force le phobique cherchera, dans la cure, à utiliser l'analyste comme un objet contre-phobique dans une relation de protection, de sécurité et de dépendance. Pour protéger les enjeux pulsionnels sous-jacents, le phobique va d'emblée assigner à l'autre un cadre relationnel qui peut ětre vécu dans le contre-transfert comme un carcan. Cette assignation pourra ětre sentie par l'analyste comme une inhibition de son « rayon d'action », dans la mesure où il sera utilisé comme point d'appui, que le phobique veut fixe pendant qu'il cherche à stabiliser son moi en gagnant du terrain sur le Ça, en partant du noyau de la perception. D'où l'attention du phobique aux réactions de l'analyste. L'analyste devient alors à la fois le fil de fer fixe et le balancier mobile utilisé par le patient pour se compenser.