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Lina Balestrière est psychanalyste et docteur en psychologie, co-directrice du « Chien vert », service de psychiatrie de l'Université Catholique de Louvain en Belgique et formatrice aux Cliniques psychanalytiques de la měme université. Elle est l'ancienne vice-présidente de l'École belge de Psychanalyse. Elle a publié de nombreux articles, notamment dans les revues International Journal of Psychoanalysis, Topique et Champ psychosomatique.
C'est à travers des recherches sur les liens entre le corps, la psyché et les débuts de la vie psychique que je me suis intéressé au livre de Lina Balestrière. Elle ramène à l'avant-plan la nécessaire question de la représentation des origines de la vie psychique et son ancrage phylogénétique comme un élément essentiel de la compréhension de l'origine des pulsions sur lesquelles s'étayent le développement et le fonctionnement psychique. Dans cet ouvrage à caractère théorique, Balestrière s'approche de la « sorcière métapsychologie » freudienne tout en laissant suffisamment d'espace pour nourrir la réflexion clinique pour notre plus grand bonheur. Elle possède des qualités didactiques et une solide connaissance de l'œuvre de Freud qui lui permettent d'y circuler et de revisiter les premiers textes métapsychologiques de celui-ci.
Sa conception de l'originaire se construit autour de trois axes fondateurs pour la psyché humaine, soient les axes maternel, paternel et personnel, chacun étant très bien campé dans les trois parties de son livre. Le préfixe allemand « Ur » est un fil conducteur chez Freud pour désigner l'originaire. En suivant la métaphore de la recherche de la source d'un cours d'eau à l'origine imprécise, la conception du psychisme humain aura