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Un numéro de la Revue canadienne de psychanalyse sous le signe d'une culture psychanalytique double, gage de richesse mais également de complexité, sous le signe aussi de la tristesse, engendrée par la perte et le deuil. De nombreux collègues et amis nous ont quittés dans les derniers mois, qui tous nous aurons marqués les uns ou les autres, amicalement et psychanalytiquement. En particulier, pour tous les membres de la Société canadienne de psychanalyse, celle qui fut, d'une certaine manière et à un moment ou un autre, notre « mère à tous », Francine Monette, discrète mais tellement essentiellement présente. D'un engagement indéfectible auprès de tous et chacun, elle incarne merveilleusement cette maxime de Louise de Villemorin reproduite ici de mémoire: « J'aurai vécu et je mourrai vivante ».
La Revue canadienne de psychanalyse a maintenant une direction bicéphale, Charles Levin et Josette Garon, épaulée, oh combien efficacement et agréablement !, par Mena Iaciofano. Nous sommes également très reconnaissants à Ian MacKenzie qui assure si élégamment et professionnellement la révision et l'administration générale de la revue.
Direction bicéphale, culture psychanalytique double : plaisir et défi sont au rendez-vous. Plaisir de collaborer ensemble tous les deux avec nos convergences et nos similitudes, avec nos divergences et nos différences. Défi également d'une revue bilingue. Nous avons adopté comme philosophie éditoriale de ne pas traduire les articles, à certaines exceptions près, tels des hommages funèbres ou des annonces. Toutefois, des textes écrits dans une langue autre que le français ou l'anglais continueront d'être traduits, de manière à les rendre accessibles à nos lecteurs, dans l'esprit des « ponts psychanalytiques ».