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J'AI RENCONTRÉ FRANCINE pour la première fois à Ottawa, lors du Congrès scientifique national de juin 1999, et j'ai entretenu avec elle une précieuse relation jusqu'à son décès prématuré cette année. Elle nous a quittés bien trop tôt.
En septembre 1999, nous venions d'entrer en fonction, elle au poste de secrétaire de direction et moi à celui de secrétaire national. Nous nous entendions bien et notre collaboration était fructueuse. Francine était une personne aimable et chaleureuse, très présente, animée d'un esprit si vif. Son engagement dans son travail nous a apporté une stabilité et une prévisibilité essentielles, au moment où nous en avions le plus besoin. Comme l'a souligné un ancien président, « Avec elle, on se sentait comme en famille ».
Ceux et celles qui ont travaillé avec elle se souviennent de Francine comme d'une personne qui avait un souci authentique des autres, et qui était résolument ouverte aux nouvelles idées et aux cultures différentes. Elle a notamment eu le mérite d'assurer une communication en français de haute qualité entre nos deux communautés. Au fil du temps, elle est devenue à mes yeux, en quelque sorte, l'emblème de la Canadienne. Au début, je me chargeais du secrétariat des réunions du conseil national, mais Francine a pris un rôle de plus en plus actif et s'est montrée si compétente qu'elle n'avait plus besoin de mes procès-verbaux. Elle ne m'a pourtant jamais suggéré de cesser de prendre des notes et les a toujours acceptées de bonne grâce, me donnant ainsi le sentiment de former une équipe, un duo, avec elle. Elle a intégré Mena à l'équipe sans effort apparent, et avec tant de naturel qu'il nous semblait avoir toujours fonctionné de cette façon.
Au fil du temps, elle a progressé à son poste et s'est discrètement affirmée, toujours prête à suggérer des idées et des opinions différentes, et à orienter et soutenir nos travaux pour nous faciliter la tâche. Francine était une personne merveilleuse, et ce fut un plaisir de la connaître et de