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Message aux dirigeants et aux membres de la Société canadienne de psychanalyse
Je réfléchis à ce message depuis quelque temps déjà. Il y a trois mois que ma mère est décédée et j'aimerais pouvoir dire que la douleur s'apaise, mais malheureusement, j'attends encore le moment où le simple fait de mentionner son nom ne m'accablera pas d'une profonde tristesse. Le regret de l'avoir perdue et le désir de la voir encore parmi nous sont encore trop intenses, surtout quand je console mes propres enfants de leur deuil.
Ma mère tirait une immense joie et une grande fierté de ses petitsenfants, Romy et Noah, et c'est dans ce rôle de « Mamie » qu'elle fut, je le répète, meilleure qu'elle ne l'a jamais été.