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Le thème du complexe fraternel a émergé naturellement comme un sujet d'intérêt pour notre groupe. En fait, dans la création de «ponts», notre intention initiale était de tendre la main à nos frères et sœurs «psychanalytiques», et d'offrir ce que Ricœur appelle une «hospitalité langagière». Il s'agit d'une offre d'accueil des deux côtés de la langue et du monde de l'autre. C'est dans cet esprit que l'étude de ce sujet tente de créer des ponts entre deux ou plusieurs expériences diverses et des façons de voir et de comprendre les concepts psychanalytiques. Nous présentons dans ce numéro de la RCP/CJP le rapport de la conférence présenté par un panel l'AGA en Juin 2012, à Montréal. L'AGA a fourni un contexte de conditions géographiques et culturelles qui semblaient optimales pour favoriser un dialogue entre différentes sections de la Société canadienne de psychanalyse.
Notre panel illustre comment trois auteurs: René Kaës (France), Luis Kancyper (Argentine) et Juliet Mitchell (Angleterre) convergent et se distinguent par leur façon d'étudier le complexe fraternel. Cela nous a permis d'apprécier la diversité, la richesse et l'importance de ce concept à la fois théorique et clinique. À fin d'enrichir davantage le dialogue, nous avons demandé aux trois auteurs de lire le rapport de la conférence et de commenter les perspectives des autres auteurs. Ces commentaires sont inclus dans le rapport de la conférence.
La psychanalyse n'a pas toujours été très intéressée par la question de la fratrie comme un sujet à part entière. Récemment, cependant, le sujet a