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Plusieurs questions ont retenu mon attention dans votre commentaire de l'ouvrage de L. Kancyper. Mon commentaire porte sur trois d'entre elles.
La première porte sur le traumatisme chez l'enfant de mêmes parents lors de la naissance d'un autre enfant de ces mêmes parents. Je suis d'accord avec la notion que la naissance d'un nouveau-né exige une quantité considérable de travail psychique. Ce travail psychique n'est pas seulement celui de l'enfant ou des enfants confrontés à une nouvelle naissance; il est aussi celui que les parents, et distinctement la mère et le père, mais aussi toute la fratrie ont à faire et qu'ils accomplissent selon des intensités, des modalités et des résultats de diverses sortes. J'ai l'habitude de penser que ces différents lieux de travail psychique (le sujet, leurs liens, l'ensemble qu'ils forment) sont dans des rapports de synergie, à moins qu'ils ne s'opposent les uns aux autres.
Selon ce point de vue, je me suis demandé s'il y avait lieu de penser systématiquement que la confrontation avec l'enfant de mêmes parents est traumatique par nature.
Votre commentaire présente le cas de deux sœurs jumelles Laura et Susan: il illustre bien la position de L. Kancyper lorsqu'il relate un aspect particulier du traumatisme: ici le poids du réel, c'est-à-dire la pathologie de la mère et les graves souffrances qu'elle a vécues et qu'elle inflige aux jumelles. Ses difficultés personnelles graves: la séparation violente et traumatique, est sans doute encore plus difficile à surmonter pour les jumelles.
Mais il me semble que le travail psychique requis par le complexe d'enfant de mêmes parents est aussi une fonction de la préparation ou de la non-préparation par les parents de la naissance à venir et du soin qu'ils