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Votre présentation montre que J. Mitchell a introduit des concepts fort stimulants pour penser le complexe fraternel. Pour ma part, j'ai été sensible à la notion de sérialité et à sa conception de la Loi de la Mère.
Avant de présenter quelques commentaires sur votre texte, je voudrais dire que je partage son point de vue selon lequel «la psychanalyse a négligé le concept de «latéralité» qui, chez l'auteur, semble recouvrir à la fois le complexe fraternel et les liens fraternels. Dans mon propre ouvrage, j'ai essayé de montrer quels obstacles axiomatiques, épistémologiques, institutionnels et méthodologiques ont produit cette négligence. Les travaux psychanalytiques récents et en l'occurrence les siens, ceux de L. Kancyper et les miens sont organisés selon ce double axe pour traiter du complexe et des liens fraternels. La question revient à penser ce qui se noue au croisement de ces deux axes, c'est-à-dire et pour être au plus près de la structuration intrapsychique, à l'articulation entre le complexe fraternel et le complexe d'Œdipe. Une bonne partie de la question est de rendre compte de cet entretissage. Je partage également le point de vue de J. Mitchell lorsqu'elle soutient que la dimension latérale du complexe fraternel émerge chez l'enfant avant la phase œdipienne.
J'aimerais centrer mon attention, dans le cadre de ce bref commentaire, sur la notion de Loi de la Mère, telle qu'elle m'est apparue dans le commentaire de l'ouvrage de Mitchell. J'aimerais en comprendre mieux la spécifcité et son rapport avec la Loi du Père. J'ai quelque difficulté à comprendre pourquoi la déclaration «que ce n'est que les parents qui peuvent avoir des enfants» est attribuée à la Loi de la Mère. Supposons qu'il s'agit là d'une Loi, il me semble que c'est une Loi dont le Père est également le porteur, de