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Je vous suis reconnaissant d'avoir situé mon travail sur le complexe fraternel dans le contexte des principaux concepts avec lesquels ou sur l'arrière-fond desquels j'ai construit une problématique et un modèle psychanalytique pour articuler trois espaces de la réalité psychique. L'espace subjectif interne (ici celui que structurent le complexe fraternel et le complexe d'Œdipe), l'espace intersubjectif de la réalité psychique d'un lien (ici l'articulation entre le complexe fraternel et le complexe d'Œdipe chez les parents et chez tel enfant) et l'espace groupai de la réalité psychique d'une famille, avec ses sous-ensembles, le couple parental et la fratrie.
Mon commentaire portera sur ce que vous rapportez du cas clinique de la cure d'Henry Je retrouve tout d'abord dans ce cas plusieurs dimensions du complexe fraternel, tel que j'ai pu le dégager de la cure de deux de mes analysants dont le commente la cure dans Le complexe fraternel: Pierre-Paul, dont le complexe s'organise autour de la haine dévorante vis-à-vis de son frère et de sa mère et Yseult, qui ne parvient pas à se détacher d'un lien incestueux avec un de ses frères et qui attaque son propre corps dans une identification fusionnelle au corps maternel. Votre étude a valeur de mise à l'épreuve des hypothèses que j'ai avancées sur la figure du frère comme objet partiel et comme double narcissique, sur la bisexualité psychique dans le complexe fraternel, sur l'articulation entre le complexe fraternel et le complexe d'Œdipe et sur les effets psychiques de la mort d'un enfant dans la famille. Vous apportez une perspective très intéressent en relavant, dans le cas clinique que vous exposez, le fonctionnement d'un pacte dénégatif.
Je trouve particulièrement intéressant que vous traitiez dans cette relation du cas d'un jumeau mort in utero, c'est-à-dire dans une relation prénatale