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La force des mots, la force du langage doit sans cesse se débrouiller avec la force de rébellion du faire qui habite tout dire, de même qu'avec la force d'inertie qui tire le langage vers son entropie, vers le silence. Puisque la question se situera du côté de la psychanalyse, elle devra se déployer avec ce qui excède le langage, le déborde, le contraint, le continue, le concurrence: l'image, le geste, l'affect, l'écriture.
Sous ce titre invitant, les Cahiers de l'APF rassemblent à la fois quelques textes où le langage est convoqué et un dossier important sur le signifiant. Dossier qui clôture le cahier avec trois textes sacrés: celui de Guy Rosolalo jetant les bases du signifiant analogique, celui de Didier Anzieu , créant la notion du moi-peau, et celui de Jean Laplanche , où se déclinent les notions de pulsion, d'objet-source, de refoulement originaire, la séduction originaire. Documents d'archives où se fonde, avec leurs différences et leurs points de tangence, la notion de signifiant dans un lieu différent de celui de Lacan, c'est-à-dire davantage près du corps que des mots, plus originaire, plus énigmatique, plus sexué.