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Longtemps connue sous sa seule désignation anonyme de «cas R.N.», cas princeps du Journal clinique, Elisabeth Severn a pourtant joué un rôle important dans la trajectoire analytique de Ferenczi. Elle ne se réduit pas à cette enfant précocement et sauvagement abusée qu'elle a été, puisque la souffrance qui l'a conduite sur le divan de Ferenczi a précédemment fait d'elle une psychothérapeute inspirée. C'est cette femme qu'il rencontre en 1924 qui sensibilise Ferenczi à la problématique du clivage narcissique post-traumatique et lui impose ce «pis-aller» de l'analyse mutuelle. Avec elle, Ferenczi espère saisir ce qu'il en est d'une véritable fin d'analyse, analyse dont il souhaite qu'elle s'avèrerait didactique.