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Depuis le décès de Freud, nombre de chercheurs ont souligné l'étroite connexion entre le contenu des pensées délirantes de D. P. Schreber, dont le livre Mémoires d'un névropathe a fait l'objet du célèbre essai de Freud, et les méthodes pédagogiques introduites et pratiquées par le père du patient, l'orthopédiste et professeur D.G. Moritz Schreber, médecin et auteur de plusieurs livres sur la santé et l'éducation morale et physique des enfants. Personne ne sait ce que Ferenczi, à l'époque de «l'incident de Palerme», aurait voulu ou pu dire à propos du cas Schreber si sa collaboration avait été acceptée par Freud. Suite à cet épisode, longtemps Ferenczi se soumit à son Maître, tout en suivant ses propres intuitions et recherches scientifiques. Celles-ci l'amenèrent, à la fin de sa vie, à concevoir le mécanisme de l' «intropression du Surmoi», terme employé pour décrire la corrélation entre la persécution réellement subie et l'«introjection de l'agresseur» au cours de la petite enfance de D.P. Schreber et par la suite.
Dans cet article, l'Auteur aborde les préoccupations et intuitions scientifiques des deux protagonistes de «l'incident de Palerme» en comparant leurs découvertes scientifiques respectives et leurs échanges épistolaires et en y adjoignant ses propres réflexions cliniques au sujet d'un «Schreber contemporain».