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Née le 4 février 1921, Monique aurait eu 95 ans le 4 février dernier, quatre jours après son décès survenu le dimanche 31 janvier 2016. Pendant au-delà de soixante ans, discrètement mais avec une grande efficacité, Monique aura eu une vie consacrée pleinement à l'écoute et au service de la difficulté humaine.
Bien que ce fut au printemps 1980 que Monique fut acceptée comme candidate à l'Institut canadien de psychanalyse, par contre son travail clinique auprès de ses patients, son mode d'écoute et d'interprétation psychanalytiques auront été bien antérieurs à son entrée en formation. En effet, sa candidature à l'Institut, suivie six années plus tard, en 1986, de son admission comme membre de la Société canadienne de psychanalyse et de la Société psychanalytique de Montréal, doivent davantage être considérées comme la consécration d'un engagement psychanalytique débuté, celuilà, deux décennies plus tôt - au début des années 60 - lorsque Monique entreprit une formation de trois ans en psychothérapie psychanalytique au Centre d'Orientation et de Réadaptation de Montréal. Simultanément, de 1961 à 1964, afin d'approfondir ses connaissances hors du champ spécifique de la psychothérapie, elle suivit des cours d'anthropologie et de sociologie en Sciences sociales, à l'Université de Montréal. Par la suite, elle enchaîna avec une formation en dynamique de groupes.
Munie d'un Baccalauréat ès Arts, obtenu en 1940 au Collège Marguerite-Bourgeois, d'un diplôme en Éducation, obtenu en 1941 à l'Institut pédagogique, et d'une Maîtrise en Service social acquise à l'École de Service social de l'Université de Montréal en 1946, elle fera ses premières armes à Ottawa, à la Société d'Aide à l'Enfance, de 1945 à 1949. Après quoi, dotée d'une bourse de l'Université de Toronto, elle ira se spécialiser en Service social psychiatrique à la Columbia University de New York, de 1949 à 1951.