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En janvier dernier, après plus de 10 années d'une direction fructueuse, l'équipe de Rédacteurs de la Revue canadienne de psychanalyse, composée de Charles Levin et de Josette Garon se sont retirés de la direction de la revue. Nous leur sommes très reconnaissants d'avoir contribué pendant tant d'années au développement de la revue et d'avoir soutenu ainsi la réflexion psychanalytique nationale et internationale.
Nos collègues ont effectué un travail remarquable et ont mené encore plus loin le développement de la revue que leurs prédécesseurs leur avaient confiée. Rappelons qu'en 1990, Eva Lester était devenue la première Rédactrice en chef de la revue qui se voulait bilingue dès le départ. Eva Lester désirait que cette revue puisse refléter non seulement la dualité linguistique de la Société canadienne de psychanalyse mais les diverses influences psychanalytiques qui la façonnent. Cette volonté de la première Rédactrice en chef a toujours guidé ses successeurs, Donald Carveth, puis Brian Robertson qui, tout comme Charles Levin et Josette Garon en ont fait une revue internationale. C'est sous la gouverne de Brian Robertson que s'est instituée la pratique d'une équipe de direction bilingue. Louise Carignan fut alors rédactrice adjointe.
Au cours des années, de nombreux auteurs étrangers ont publié dans la Revue canadienne de psychanalyse. C'est encore le cas de ce numéro dans lequel nous retrouvons des textes de notre collègue française Laurence Kahn (« “ L'épreuve de l'inconnu ”. À propos de l'intranquillité dans l'écoute analytique »), de notre collègue américaine Nancy Kulish qui présente un texte portant sur la pensée de Julia Kristeva (« The abject: clinical manifestations of hatred of the feminine ») ainsi qu'un texte de Jean-Yves Tamet (« Depuis un rêve, les portes d'un musée s'ouvrent »). Plus près de nous, Roger Dufresne présente sa réflexion sur la notion d'empathie qu'il tient à différencier de la sympathie et qu'il situe nettement comme position d'écoute psyc