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Il est pertinent de différencier des types « d'infantiles »: on ne peut en effet mettre dans une seule catégorie homogène des fonctionnements psychiques aussi différents que ceux d'un nourrisson de quelques semaines et ceux d'un enfant de 5-6 ans !
Freud fournit un repère (largement confirmé depuis par les travaux des neurosciences et des psychologies du développement) dans Construction (Freud, 1937) quand il établit une différence, dans les modes de retour et de répétition, entre les expériences relevant d'une époque où l'enfant « savait à peine parler » (archaïques donc) et les processus plus tardifs de l'enfance (l'infantile).
La césure entre les processus relevant de « l'archaïque » et les processus proprement infantiles passerait entre les expériences d'avant (approximativement) deux ans (incluant les expériences fœtales) et les processus de deux à six ans (l'infantile proprement dit). Et ceci en raison de l'organisation même du cerveau et de ses formes d'enregistrement.
Pour appréhender ces processus, nous avons besoin du modèle de « l'épigénèse interactionnelle » selon lequel les potentiels issus du patrimoine génétique et des compétences innées de l'enfant ne peuvent s'exprimer qu'en fonction de ce que l'environnement lui permet d'actualiser. C'est aussi un modèle présent chez W.R. Bion dans le concept de « pré-conception », et chez D.W. Winnicott dans le concept de « potentiel », ou dans le concept de « virtuel ».