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Alors que nous apprenons tant bien que mal à cohabiter avec la COVID-19 et que l'attaque sur l'Ukraine se prolonge malgré les pressions sur la Russie, les psychanalystes ne se confinent pas à leurs cabinets. Certains s'impliquent activement pour réfléchir aux conséquences désastreuses de ces événements, d'autres mettent en place des ressources d'aide et de soutien, tant pour ceux qui ont péniblement subi le confinement que pour les victimes de la guerre.
Depuis longtemps, les psychanalystes appliquent leur compréhension de la psyché aux phénomènes de groupe et aux phénomènes sociaux; c'est encore le cas aujourd'hui au sujet de la pandémie et des guerres.
Le présent numéro de la Revue canadienne de psychanalyse montre la diversité des applications de la pensée psychanalytique. Tout d'abord, ce numéro présente un texte de François Sirois intitulé « La Cité antique: La croyance comme lien » qui propose une réflexion originale sur le lien social.
Puis, ce numéro publie trois textes de Laurence Kahn. En septembre dernier, la Société psychanalytique de Montréal, avec le soutien de la Société canadienne de psychanalyse, a reçu Laurence Kahn dans une rencontre-événement en mode hybride (à la Grande Bibliothèque et en vidéo-conférence Zoom) pour deux jours de travail et de réflexion autour de trois textes très denses que présentait madame Kahn, le troisième jour étant particulièrement dirigé vers nos collègues anglophones de la Société canadienne de psychanalyse.