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Depuis son lancement, la Revue canadienne de psychanalyse a la vocation d'être un lieu d'échange. La Revue publie à chaque numéro des contributions d'auteurs internationaux incarnant notamment des courants psychanalytiques européens, britanniques et américains. Mais la Revue est aussi un lieu d'échange entre les psychanalystes canadiens a mari usque ad mare à travers le bilinguisme de la Société canadienne de psychanalyse.
Cette année l'histoire de la Société canadienne de psychanalyse, de la Société psychanalytique de Montréal et de la Canadian Psychoanalytic Society Quebec-English Branch prend un nouveau tournant alors que ces trois sociétés savantes quittent le vieil édifice de la rue Côte-des-Neiges pour emménager dans des locaux plus modernes, aérés et lumineux, le regard tourné vers le futur.
Si une psychanalyse permet de revoir son histoire personnelle pour mieux l'intégrer, pour se l'approprier, le déménagement de ces trois sociétés basées à Montréal, doit amener avec elles son histoire, son passé et surtout ses « ancêtres » qui ont donné naissance à la psychanalyse canadienne après des formations à Paris, Londres ou Boston.
La Revue canadienne de psychanalyse est un témoin privilégié de l'histoire de la psychanalyse canadienne. Plusieurs des psychanalystes ayant contribué aux premiers développements de la Société canadienne de psychanalyse ont écrit dans les pages de la Revue alors que la transmission de la psychanalyse était une pratique essentiellement orale. Les André Lussier, Miguel Prados, Clifford Scott, Eva Lester, Patrick Mahony, Paul Lefebvre, Jean-Louis Langlois, James Naiman et Roger Dufresne figurent parmi ces premiers contributeurs, pour n'en nommer que quelques-uns.
La Revue se tourne aussi vers l'avenir. Alors qu'elle est disponible en ligne sur PEP-Web depuis 1993, à partir de l'année prochaine elle sera aussi accessible
sur la plateforme Érudit, donnant ainsi à des centaines de bibliothèques universitaires et professionnelles à travers le mo