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Par vagues, assez régulièrement, la psychanalyse est dénigrée par des psychologues et des psychiatres se déclarant fièrement être les dignes possesseurs des psychothérapies scientifiquement validées.
Comme le dit souvent mon ami et collègue Marc-Simon Drouin, professeur au département de psychologie de l'UQAM, ces approches positivistes supposément « validées scientifiquement » font souvent l'objet de recherches « statistiquement significatives mais cliniquement insignifiantes ». Le Québec, ainsi que le Canada, a connu son lot d'attaques contre la psychanalyse. C'est maintenant à la France de connaître des efforts législatifs d'en restreindre la pratique. L'automne dernier était déposé un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 visant à ce que « les soins, actes et prestations se réclamant de la psychanalyse ou reposant sur des fondements théoriques psychanalytiques ne donnent plus lieu à remboursement, ni à participation financière de l'assurance maladie », au nom de la « cohérence scientifique » et de l'efficience des dépenses publiques.1 Face à la polémique et aux oppositions, l'amendement pour dérembourser les soins de psychanalyse a finalement été retiré.
Devant ces attaques périodiques, bien plus politiques que scientifiques, les revues savantes comme la nôtre jouent un rôle essentiel. Les revues psychanalytiques doivent faire une place importante non seulement aux réflexions théoriques mais aussi aux textes cliniques et aux comptes rendus de recherches d'inspiration psychanalytique, comme le fait la Revue canadienne de psychanalyse depuis plusieurs années.
La Revue canadienne de psychanalyse est une revue fièrement bilingue. Habituellement un numéro de la revue comporte à la fois des textes en anglais et en français. Ce numéro fait exception. Il faut savoir que le choix des textes publiés dans un numéro de la revue ne se fait pas en fonction de la langue; il dépend des articles qui nous sont soumis et qui sont acceptés après u