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M. Dwelshauvers s'est fait connaître par la publication d'un livre sur la "synthèse mentale", paru chez Alcan en 1908. Depuis, il a publié chez Flammarion un ouvrage sur l'"Inconscient", qui interesse plus directement les psychanalystes. Aujourd'hui, faisant suite aux ouv rages de Th. Ribot sur l'histoire de la psychologie allemande et anglaise, il nous présente un livre sur l'histoire de la psychologie française. Nous regrettons que M. D. n'ait pas consacré une plus grande partie de son livre à la psychologie scientifique contemporaine. On a de la peine, en effet, à se rendre compte d'après son ouvrage des derniers résultats auxquels sont arrivés les psychologues français. Ce livre ne nous apprend rien sur la façon dont les auteurs modernes considèrent les problèmes de la mémoire, de l'intelligence, des sentiments ou des instincts. M. D. se contente de nous décrire les idées directrices des divers systèmes de philosophie psychologique qui ont régné pendant le dix-neuvième siècle. Il tient, en effet, à ne pas rester dans le cadre d'une psychologie scientifique; il croit encore à la valeur de la métaphysique. Voici ce qu'il écrit: (introd. p. 9.)
"Il fut de mode, en effet, pendant un certain nombre d'années, d'opposer à l'école française des méthodes et des théories venues d'Angleterre et d'Allemagne. On louait les Anglais d'avoir construit une méthode de pure observation, imitée des sciences de la nature; on ventait les Allemands d'avoir substitué à l'étude de la conscience par elle-même un procédé objectif, et d'avoir soumis les faits psychologiques à l'expérimentation et à la mesure.
L'on en est revenu depuis, et l'on a reconnu que ni l'empirisme des uns, ni l'accumulation de chiffres des autres n'avaient fait progresser la science de l'ésprit".
Nous regrettons encore que M. D. n'ait parlé que des auteurs français et n'ait pas rendu compte des ouvrages des Belges ou des Suisses parus en langue française. Son livre no nous dit rien des travaux de M. Décroly