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Ces auteurs nous racontent l'histoire d'un vieille fille devenue tiqueuse à la suite d'une déception sentimentale. Quoique la malade nie tout rapport de cause à effet entre ces deux faits, l'analyse de ses rêves semble cependant montrer que ce rapport existe. Après avoir rapporté ces faits ils donnent quelques appréciations sur la psa., que nous croyons utile de citer ici:
'L'école de Freud nous reprocherait certainement de nous être contentés de la seule observation, d'avoir réduit au minimum nos interprétations personnelles et de n'avoir pas poussé plus loin la recherche de l'histoire des tics et de leur origine. C'est qu'en France, avertis par l'aventure de l'hystérie, nous avons appris à nous méfier de l'intervention trop intime du médecin, surtout dans cette catégorie de troubles mentaux. Certaines malades nous ont aussi réclamé d'elles-même l'épreuve de la psa., racontant sans aucune pudeur des rêves érotiques, ou le médecin jouait une large part … Pourtant tel qu'il est, cet essai de psa. est interessant et montre bien toute l'importance de l'école de Freud. D'autres observations sont peut-être moins riches en symboles, mais aboutissent au même point, c'est-à-dire à prouver le rôle considérable de l'instinct sexuel dans l'évolution des psychoses. Mais est-ce vraiment la cause déterminante de celle-ci?'
Ici Laignel-Lavastine arrive aux conclusions opposées de Flournoy. Pour lui le rôle prépondérant dans l'étiologie des maladies mentales se réduit à une prédisposition constitutionelle.