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Ces deux observations sont intéressantes par leur structure commune; les deux cas appartiennent aux sujects de nationalité différente; une des jeunes filles est bienportante, l'autre est une schizophrène. Malgré cela nous avons dans les deux cas l'image de la pluie d'or devant et en arrière l'image du désir personnel; dans le rêve c'est un plaquat au ciel portant en grandes lettres le mot 'amour', dans le vision c'est le bien-aimé lui-même.
Mlle. N. bien portante, raconte dans une petite société le rêve qui suit:
'J'étais près de la fenêtre de ma chambre; la fenêtre était fermée, il y avait beaucoup d'étoiles; je regardais comme-ça; tout à coup je vois beaucoup d'étoiles filantes. Je trouvais que c'était magnifique, ca ne voulait plus finir, ça continuait toujours. J'admirais toujours. Tout á coup je voyais que ce n'étaient pas des étoiles filantes, que c'était de la pluie, l'eau de la pluie qui coulait de l'autre côté de la fenêtre, la bise qui l'a jeté de l'autre côté de la fenêtre. C'était comme le reflet de la lumière des étoiles, un mouvement continu, l'eau qui coulait, des petits ruisseaux d'or, des fils d'or, quand-même pas des fils, c'était un mouvement coulant, pas une ligne'.
En se reveillant elle était étonnée. La contradiction que les étoiles et l'eau, la pluie, existaient en même temps dans le rêve l'a frappé. Quand elle a découvert que c'était rien du tout, 'rien que de l'eau' elle était déçue, mais elle se consolait que c'était quand-même très beau. On doit toujour désirer quelque chose quand une étoile file; c'était toujours trop tard pour elle. Cette fois elle se dit dans son rêve: 'Si tu est trop tard pur celle — la (étoile) — ça sera pour une autre'.