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L'étude du cas de Louise, femme adulte, permet de dégager les modalités de traitement de traumas anciens: mort maternelle, pratiques sexuelles contraintes en famille, zoophilie. Cette situation clinique nous conduit à analyser : les vicissitudes traumatophiliques dans la dynamique transféro-contre-transférentielle, marquée par l'excitation provenant de l'exhibitionnisme de la patiente; l'entrave des capacités d'élaboration du clinicien ; le repérage d'un masochisme pervers spécifiquement féminin. Ce type de masochisme ne se décline pas sous la forme d'une passivité propre au féminin érotique, dont la visée est de provoquer l'excitation pour la canaliser et la recharger, mais plutôt sous la forme d'une recherche de passivation qui éteindrait tout mouvement affectif et toute pulsion, susceptibles de raviver l'inceste paternel. Le repérage d'une pulsion non sexuelle de mort pose avec acuité la relation entre soubassements mélancoliques, et masochisme pervers féminin, repérables en entretien et aux épreuves projectives, au regard de la répétition des scènes incestueuses agis dans l'actuel avec différents partenaires sexuels. Comment le clinicien peut-il supporter (et ce jusqu'où ?) la destructivité du sujet, aux confins de l'indicible et de l'impensable, qui le confrontent à la question essentielle de la demande, de son désir et de son éthique?